Comment combattre la pression et kiffer le jeu ?

Comment combattre la pression et kiffer le jeu ?

Yard - Comment combattre la pression et kiffer le jeu ?

La quatrième session de The School Of New Football vient de prendre fin. Dans ce talk, nous avons discuté avec Tripy Makonda, Betty Noel et Ferhat Cicek qui nous ont fait part de leur point de vue sur la pression ressentie lorsqu’on jouait au football. Sous un prisme différent de ce qui est la norme, nous avons appris que la pression était liée au football mais qu’elle devait être gérée.

Avec Nike et le concours de différents invités, nous souhaitons construire un futur pour le football où chacun pourrait apprécier cette pratique de la manière la plus « vertueuse » possible. Un espace sans jugement de valeur et où tout le monde se sentirait à l’aise plein de confiance sur et en dehors des terrains. Tout ceci a été abordé avec nos invités et bien plus encore lors de ce premier épisode de The School of New Football et pour tous ceux et celles qui n’ont pas pu s’enregistrer et y participer, voici une petit récap des interventions de nos invités.

 

 

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Nous devons affronter le monde extérieur mais surtout notre monde intérieur

Tripy Makonda : « Il y a le monde extérieur dans lequel on évolue et puis il y a le monde intérieur qui se focalise sur nous-mêmes et englobe nos émotions, nos réflexions. Le plus difficile a affronter c’est ce dernier où on doit se réguler, s’ajuster au monde extérieur aussi afin de performer de plus belle. »

Répondre individuellement à des exigences pour s’inscrire dans un collectif

Betty Noel : « La pression peut etre individuelle ou collective. Pour moi la pression est souvent assimilée à l’échec et au regard d’autrui entre autres. Elle peut etre collective car lorsque tu évolues dans un sport d’équipe car vous avez un objectif commun. Donc tes performances individuelles et ton combat contre toi même s’inscrivent dans un collectif avec un but commun. Tu te dois individuellement, de répondre à des exigences pour être performant. Donc mal maitrisée, cette pression est subie sur tous les fronts. »

La pression d’un enfant a souvent comme source ses parents

Ferhat : « Des fois on doit utiliser l’enfant pour éduquer les parents. Quand tu sens qu’un enfant a beaucoup de pression, qu’il ne joue pas libéré alors qu’à plusieurs reprises tu lui as expliqué qu’il ne s’agissait que d’un match, peu importe l’adversaire en face, tu te dis que le problème ne vient pas de lui mais d’ailleurs. Ce travail pédagogique je l’ai fait avec ce père (à plusieurs reprises) qui en faisait trop avec son fils. J’ai donc décidé de ne pas convoquer son fils pour le match. Ca peut paraître dur, mais l’enfant va mieux faire comprendre à travers sa déception et sa tristesse. C’est un mal pour un bien. »

Mettre la pression sur les plus jeunes peut devenir une bombe à retardement

Tripy : « Le football est tellement devenu individualisé qu’on oublie le collectif. La pression vient de partout : les parents, l’entourage, les réseaux sociaux… Cette pression peut vite décourager et démotiver le gamin et au final si tu viens transmettre ce sentiment au petit de 7, 8 ou 9 ans qui vient juste kiffer sa séance de foot ; tu ne sais pas ce qu’il se passera dans quelques années, et le risque peut etre de le voir arrêter le sport, purement et simplement. »

Des clés sont accessibles pour appréhender cet état de stress

Betty : « Il y a de plus en plus de préparateurs mentaux dans les clubs, et aborder le sujet de la pression se démocratise encore plus : tu as des cours de sophrologie, on te montre comment mieux respirer, etc. Il y a plein de petites clés que tu peux utiliser toi-même quand tu dois faire face à des échéances à enjeux (ou pas). »

Pour assister au dernier talk et poser vos questions à nos invités de la School of New Football qui auront lieu ce vendredi 9 juillet, inscris-toi ici.

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