Comment valoriser l'effort d'un retour après un revers ?

Comment valoriser l’effort d’un retour après un revers ?

Yard - Comment valoriser l’effort d’un retour après un revers ?

La School of New Football a commencé, une école gratuite avec 5 talks orientés avec un regard nouveau sans précédent jusqu’alors : la prise de conscience, vaincre la pression, faire preuve de résilience et comment inspirer ses amis dans le leadership. Lors de ce premier talk nous avons discuté avec Betty Noel et Pierre-Cédric Tia au sujet du parcours des sportifs qui sont pour la plupart semés d’embuches.

Que l’on soit sportif de haut niveau ou que l’on joue entre amis, tout le monde a dû faire face à des contre performances, des blessures, des changement d’environnement et des défaites. Le football fonctionne à la performance et donc au résultat mais il est souvent abordé d’une manière très « opportuniste ». Le culte de l’instant, du moment T, or comme bien souvent les joueurs et joueuses doivent trouver les ressorts nécessaires afin de rebondir et performer à leur niveau. Il peut s’agir d’une bonne préparation mentale comme du soutien de sa famille et de ses proches.

Avec Nike et le concours de différents invités, nous souhaitons construire un futur pour le football où chacun pourrait apprécier cette pratique de la manière la plus « vertueuse » possible. Un espace sans jugement de valeur et où tout le monde se sentirait à l’aise plein de confiance sur et en dehors des terrains. Tout ceci a été abordé avec nos invités et bien plus encore lors de ce premier épisode de The School of New Football et pour tous ceux et celles qui n’ont pas pu s’enregistrer et y participer, voici une petit récap des interventions de nos invités.

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Sur la confiance en soi et la résilience

Betty Noel : « Ne pas lâcher et croire en soi. La plupart des personnes qui ont réussi sont celles qui n’ont pas écouté les doutes et les questionnements des autres. Si tu as la volonté d’y arriver, que tu es motivé et que tu crois en toi, tu peux accomplir quasiment n’importe quoi. Bien sûr il y a des choses qui te freineront sur ton parcours mais tu arriveras quand même à accomplir beaucoup de choses. Pour moi c’est la clé. Il faut être capable d’écouter les conseils mais aussi pouvoir être imperméable à tout ce qui est négatif ou qui peut te mettre le doute. »

Sur les chances de réussite en centre de formation

Pierre-Cédric Tia : « Si on s’intéresse sur le revers de l’échec, chaque apprenti qui rentre en centre de formation a l’objectif de finir professionnel. C’est difficile pour lui d’appréhender une réalité dans laquelle 1 jeune sur 10 parviendra à obtenir un contrat pro et fait une carrière dans l’élite. Quand tu es dans l’institution, que tu t’entraines quotidiennement, une à deux fois par jour et que tu es dans l’adrénaline de la compétition, tu ne peux pas intégrer cette notion parce que tu as la conviction que tu seras ce 1 sur 10. »

Sur le sentiment d’abandon lors de blessures

Betty Noel : « Tu es un joueur de l’effectif, tu fais partie d’un groupe, d’un environnement, d’un cadre, etc., le jour où tu te blesses surtout quand c’est pour une longue durée ; ce qui arrive assez fréquemment dans ce sport, tu vas être légèrement accompagné au moment même de la blessure. Mais une fois que tu pars dans ton processus d’opération, de rééducation et de ré-athlétisation,  tu pars complètement dans les oubliettes. Tout simplement parce que le coach a ses objectifs, il pense à son prochain match ou à sa prochaine séance d’entrainement et il ne se projette pas forcément sur le long terme ou la saison d’après, sur qui il va compter. Il est sur de l’instant T. Et c’est là où malheureusement c’est mal géré. En général les sportifs qui se blessent ont un sentiment d’abandon. »

Sur les ressorts permettant de dépasser un revers

Pierre-Cédric Tia : « Il y a deux temps, le temps du choc : la blessure et ce que tu ressens. Tu essaies de te projeter en semaines, puis ça se transforme en mois…J’ai eu une rupture du talon d’Achille donc moi ça se comptait en saison. Je me souviens que j’étais dans une période de transition où j’avais la double casquette entraineur/joueur en futsal. On était encore en course pour le championnat mais finalement ça s’est dégradé avec le temps. Du coup je n’avais pas trop le temps de gamberger, et si je le faisais c’était à la maison pendant des moments off. J’ai volontairement continué à entrainer parce qu’il fallait que je sois proche des terrains, de l’action pour que ça me donne la force de revenir. »

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Sur le sentiment de fatalisme français

Betty Noel : « De manière générale, le français est réputé pour être assez critique. C’est vrai qu’en France par rapport à d’autres pays comme j’ai pu le voir en Australie, en Suède ou encore au Luxembourg, en France on a cette particularité de pointer du doigt ce qu’il y a de négatif. On ne croit pas à la réussite lorsqu’une personne tombe, comme si on avait peur de l’échec, avec ce sentiment de fatalité. Dans d’autres cultures les gens valorisent énormément la réussite qui vient d’en bas entre guillemets. Plus la personne a galéré, plus elle revient de loin et plus on se dit que cette personne dispose d’une force mentale, on loue son état d’esprit, on la voit comme une personne qui travaille. Et tout cela provoque de l’admiration. »

Pour assister aux prochains talks et poser vos questions à nos invités de la School of New Football qui auront lieu jusqu’au vendredi 9 juillet inclus, inscris-toi ici.

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