Comment vraiment évaluer le succès ?

Comment vraiment évaluer le succès ?

Yard - Comment vraiment évaluer le succès ?

La cinquième et ultime session de The School Of New Football vient de prendre fin. Dans ce talk, nous avons discuté avec David Bellion, Imène Slimani et Football Campagne qui nous ont fait part de leur avis sur leur rapport au succès. Avec beaucoup d’humilité, les intervenants ont essayé de mettre des mots sur les notions propres à la réussite.

Avec Nike et le concours de différents invités, nous souhaitons construire un futur pour le football où chacun pourrait apprécier cette pratique de la manière la plus « vertueuse » possible. Un espace sans jugement de valeur et où tout le monde se sentirait à l’aise plein de confiance sur et en dehors des terrains. Tout ceci a été abordé avec nos invités et bien plus encore lors de ce premier épisode de The School of New Football et pour tous ceux et celles qui n’ont pas pu s’enregistrer et y participer, voici une petit récap des interventions de nos invités.

 

 

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Le succès est lié à la perception des gens

Jérémie Roturier : « Le succès est annexé à la perception des gens. C’est dur de dire « j’ai du succès » mais c’est plus facile de dire « j’ai réussi ». Je pense que la raison pour laquelle c’est difficile c’est parce que c’est conditionné à la perception des autres. »

Le succès et la réussite n’ont pas de sens si on est pas heureux

Imène Slimani : « Pour ma part, je n’oserai pas dire que j’ai atteint le succès. C’est peut être un mot fort pour moi ou tout simplement du fait de la société dans laquelle on vit. Et puis, on nous a tellement bassiné depuis l’arrivée des « datas » que les chiffres étaient sources de succès que j’ai du mal à m’inscrire dedans. Je suis satisfaite des choses que j’ai accomplies et je suis contente et pour moi c’est le plus important. Tant que je suis heureuse, succès ou pas, les mots qu’on pose dessus…moi je ne me focalise pas dessus. »

Le succès dépend du domaine dans lequel tu évolues

David Bellion : « Il y a des gens qui pensent qu’on a réussi parce qu’on a gagné des matches, qu’on a joué dans tel club, etc. Mais moi, de me retrouver là avec vous et voir ce que grâce à ce que vous faites pour le football féminin et le coup de projecteur mis sur cette pratique, on voit les ponts que ça crée. Voir autant de femmes médiatisées alors qu’il y a encore 30 ou 40 ans elles ne pouvaient pas pratiquer ce sport, c’est magnifique et pour moi c’est ça le succès. »

 

 

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La réussite passe par le partage

Imène : « Je suis plus fière de pouvoir partager mon expérience et ce que je sais avec d’autres que ce que j’ai accompli. C’est ça le succès pour moi, c’est dans ces échanges que je trouve mon vrai plaisir. J’aime aider et donner, c’est ma personnalité. « 

La réussite et le succès peuvent être vertueux

David : « Le monde d’aujourd’hui reste business, les gens pensent business, il y a même l’expression « business before pleasure ». Peut être que je me trompe mais j’ai l’impression qu’ici autour de cette table on est plus « pleasure before business ». Surement que valoriser les bonnes choses peuvent amener un business. T’as planté une graine avec ton petit club de quartier et on verra dans le futur ce que tu récolteras tout comme Jérémie, tu disais ne pas avoir besoin de 300 000 abonnés sur Instagram si ce que tu proposes est qualitatif et que ton audience réagit activement. C’est un état d’esprit, valoriser les belles choses (dans le fond comme dans la forme), c’est une manière de vivre. »

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