Chronique d’album : Future – EVOL

Se plonger dans l’œuvre de Future c’est un peu comme mettre le nez dans la saga des Rougon-Macquart, par quel bout prendre l’immensité de l’œuvre ? Le tressé d’Atlanta, juste un peu plus de 30 ans et véritablement actif musicalement depuis 2010, a déjà à son actif pas moins de 16 projets (12 mixtapes et 4 albums). Ça vous pose un homme. Alors quand il s’agit de se poser sur son nouveau-né Evol, il faut choisir : soit le prendre dans l’ensemble de cette quinzaine de témoignages artistiques, la tâche est ardue, ou le singulariser de cette masse. Avec le nombre de signes qui nous est imparti : partons pour la seconde option.

 

Une cover illustrant des roses carbonisées, 11 tracks et 40 petites minutes, ce nouvel album tient toutes ses promesses, férocement sombres (bon sauf « Lie to me » qui aurait pu prendre demeure dans le dernier Fetty Wap). Evol s’écoute en complète immersion, avec ses productions oppressantes et aériennes pour la plupart signées soit par Southside, soit par Metro Boomin, soit des deux en même temps (bon sauf « Lie to me », bizarre)… Sûrement l’une des raisons qui expliquent l’homogénéité du projet.

 

Le flow reste, quant à lui, toujours aussi déroutant. Nonchalant, redondant mais complètement enivrant. Evol ressemble un peu au feu dont on n’arrive jamais à détacher le regard. Il fascine, il absorbe, il est dangereux.

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