Roms : « C’est ça être humain, que tes douleurs deviennent belles »

Découvert du grand public au planète rap du Panama Bende en 2016, Roms titillait déjà la curiosité d’une petite frange du public francophone. Encore discret il y a peu, il annonce la sortie de son premier EP Humain et affine peu à peu son style musical : auto-tune, sentiments, amour… Place à l’honnêteté et à l’humain, celui qui se cache en filigrane. Bas les masques. 

Paris, 11ème arrondissement. Cité de l’Ameublement. C’est là que Roms réside, entouré des siens. Ses « natchés » comme il aime les appeler, ses « humains ». Peu apparu dans les médias, il se complait dans l’ombre et s’offre quelques rares fulgurances -comme la récente première partie d’Eddy de Pretto. Sa musique interpelle aux premiers abords, l’émotion y est comme marquée au fer rouge. Quelques clips à son actif, il se fait rare en 2017 mais commence l’année 2018 avec un but précis en tête : sortir son premier projet. La volonté de marquer les esprits n’est pas actée, place à la lucidité, l’objectif principal est bien de sortir sa carte d’identité. Rien de bien original à première vue, tous les rappeurs passent par cette case décisive. Ce qui détonne c’est bien la cover, elle attire le regard, l’absence de featuring aussi, elle interpelle. Finalement, la première écoute nous fait comprendre quelque chose d’important : chez Roms, rien n’est évasif, on rentre dans le vif du sujet et la carte d’identité n’est pas un simple papier, c’est une véritable ouverture aux autres. Encore peu interviewé, il demande l’exclusivité vidéo à YARD avant qu’Humain ne sorte, histoire de se présenter à ses prochains auditeurs. C’est chose faite aujourd’hui.

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