Une nuit à Paris avec Laylow

Encore écarté des grands théâtres du rap francophone, Laylow mène sa barque loin des tumultes de la sur-exposition, préférant travailler dans l’ombre avec son équipe de toujours : TBMA (Travis Baker, Mr. Anderson) au visuel, Dioscures et Wit à la production, principalement. Du « romantisme bloqué à l’intérieur d’un monde digital », c’est ainsi que le rappeur tend à résumer sa musique. S’il a pu profiter d’un léger succès d’estime avec Mercy en 2016, c’est surtout sa dernière mixtape en date, Digitalova, sortie en 2017, qui le pousse en haut du faux-classement des « artistes qui devraient être largement plus exposés. » Il faut dire que le visuel du toulousain et ivoirien d’origine est aussi l’un des éléments qui retient, sans doute, le plus l’attention. Entre plan-séquence morose sur le récent « Avenue » ou post-production ‘pop-up’ sur « Wavy« , l’alchimie entre TBMA et Laylow nous rappelle la relation d’admiration entre un réalisateur et un acteur. L’analogie est bien tombée, le rappeur est un passionné de cinéma, et s’amuse d’ailleurs à distiller des références dans une grande partie de sa musique. Si l’on sait tout ça, c’est qu’on a profité de son passage au Nouveau-Casino pour observer la machine au travail. Un grand écran derrière lui, le style vestimentaire au point, les transitions des morceaux pensées au millimètre et des invités d’honneur (Di-Meh, Ruskov…) Laylow soigne les moindres détails pour satisfaire ses envies et son public. Un moyen pour lui aussi de consolider les attentes quant à son nouveau projet à venir, .RAW, à retrouver sur toutes les plateformes depuis 19 juin dernier.

Vidéo : @lecomiteproduction

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